Adriano sur sa descente aux enfers à l’Inter Milan: « J’arrivais toujours ivre aux entraînements »

Adriano
Dans une interview accordée à un magazine brésilien, Adriano revient sur sa descente aux enfers à l’Inter Milan. Après avoir été l’un des meilleurs joueurs du monde dans les années 2000, l’attaquant brésilien a sombré dans l’alcoolisme à la mort de son père.

C’est l’histoire d’une longue chute dans le brouillard. Sans jamais toucher le sol. Le genre de sensation qui accompagne généralement un mauvais rêve. Sauf qu’Adriano l’a vraiment vécu. Alors qu’il fait partie des meilleurs joueurs de la planète au milieu des années 2000, l’attaquant de l’Inter Milan apprend le décès soudain de son père au Brésil. Un coup de massue qui va l’entraîner peu à peu vers le fond.

« Sa mort m’a détruit, raconte l’ancien buteur de la Seleçao dans une interview accordée au magazine R7, reprise par la Gazzetta dello Sport. Je me sentais seul. Je n’ai trouvé le bonheur qu’en buvant. Je le faisais tous les soirs. J’ai énormément souffert à cette période. J’étais triste et déprimé en Italie. J’ai donc commencé à boire. C’était la chose qui me rendait heureux. J’ai tout bu: du whisky, du vin, de la vodka, de la bière… Surtout de la bière, beaucoup. Je ne pouvais pas m’arrêter. »

« L’Inter m’a couvert en disant que j’étais blessé »

Miné par sa dépression, amoindri par ses soirées arrosées, Adriano devient vite un fantôme en Lombardie. Au point de ne plus être en état de taper dans un ballon. « Je ne savais pas comment cacher mon malaise, explique-t-il. J’arrivais toujours ivre aux entraînements. Je ne voulais pas montrer ma situation mais je ne voulais pas sauter les séances d’entraînement non plus. Je suis arrivé dans un tel état que le personnel m’a emmené dormir à l’infirmerie. »

« L’Inter m’a couvert en disant à la presse que j’étais blessé et que j’avais des problèmes physiques, poursuit-il. Et j’ai réalisé aussi que c’était mon entourage qui posait problème. Mes amis ne m’ont jamais aidé. Ils m’ont toujours emmené dans des fêtes avec des femmes et de l’alcool. De retour au Brésil, j’ai abandonné des millions mais j’ai retrouvé le bonheur. »


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