Affaire Aurier: Laurent Blanc pointe du doigt la gestion de Nasser Al-Khelaïfi

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Alors que le règne de Laurent Blanc au PSG a notamment été marqué par l’épisode Serge Aurier qui l’avait insulté sur Periscope, le technicien français pointe du doigt la gestion de Nasser Al-Khelaïfi dans ce dossier.

Les faits datent du 14 février 2016, alors que Serge Aurier évoluait encore dans les rangs du PSG : le latéral droit ivoirien, à travers une vidéo diffusée en direct sur Periscope, insultait Laurent Blanc et critiquait ouvertement certains de ses partenaires du PSG tels que Salvatore Sirigu et Zlatan Ibrahimovic. Interrogé ce mardi dans les colonnes de France Football, Blanc revient sur cet épisode majeur de son passage au PSG et critique la gestion de son ancien président Nasser Al-Khelaïfi avec Serge Aurier à ce moment-là.

« Et il y en a eu depuis. De plus en plus de paramètres font que certains joueurs sont devenus ingérables »

« Je gérerais d’une autre manière avec mon employeur »

« Une situation comme celle-ci, ce n’est pas à l’entraîneur de la gérer. Après, il n’y a que lui et moi qui savons comment je l’ai gérée. Si c’était à refaire, je referais la même chose de mon côté. Après, il y a le club… Avec le recul, je gérerais surtout cette situation d’une autre manière avec mon employeur. Dans ce type de problème, la direction doit être sur la même ligne que l’entraîneur. Si ce n’est pas le cas, c’est très problématique. Cette affaire a été un mauvais virage dans notre saison et dans la vie du club. Mais il y en aura de plus en plus comme ça à l’avenir… Et il y en a eu depuis. De plus en plus de paramètres font que certains joueurs sont devenus ingérables. Que ce soit pour un entraîneur ou un club. Et tout ne sort pas… Ça va devenir de plus en plus compliqué de gérer les joueurs. L’entraîneur ne sera toujours qu’un employé du club. Ce n’est pas à lui de sanctionner de gros écarts de conduite. Il peut gérer jusqu’à un certain stade dans son vestiaire mais après, ce sont ses dirigeants qui incarnent l’autorité. Et il vaudrait mieux que l’entraîneur et le club aient la même vision des choses. Sinon, ça risque d’engendrer d’autres soucis en cascade. Cet épisode est arrivé au plus mauvais moment. Il ne nous a pas facilité les choses dans la gestion de l’équipe. Moi, je sais ce que j’ai fait. Lui aussi. J’ai réglé mon problème d’homme à homme », explique Blanc.

Le10sport