Les Sénégalais forment le plus gros contingent africain du championnat belge

Kara Mbodj-Sénégalais
Aujourd’hui, ce sont les Sénégalais qui forment le plus gros contingent africain du championnat belge: ils sont 22 en D1A. Le défenseur d’Anderlecht, Kara Mbodj, et l’attaquant d’Eupen, Mbaye Leye, font office de figures de proue.

Aujourd’hui, ce sont les Sénégalais qui forment le plus gros contingent africain du championnat : ils sont 22. Le défenseur d’Anderlecht, Kara Mbodj, et l’attaquant d’Eupen, Mbaye Leye, font office de figures de proue.

 » Ce sont les plus connus, c’est vrai « , reconnaît volontiers Babacar Gueye, l’attaquant de Saint-Trond prêté par Hanovre.  » Moi, je connaissais aussi déjà ceux d’Eupen, DiawandouDiagne, Moussa Wague et Babacar Niasse pour avoir joué en équipe nationale avec eux. J’ai ensuite appris à connaître les autres.  »

 » Peut-on vraiment objectiver la présence d’autant de Sénégalais dans le championnat ? Je ne pense pas « , se questionne Moro Mukota.  » Selon moi, c’est simplement une question de réseau, de contacts. Quand on connaît un environnement, c’est plus simple et ça minimise les risques.  »


Propos appuyés par Babacar Gueye.  » Beaucoup d’agents écument le Sénégal. Les Français ont été les premiers sur place. Du coup, l’équipe nationale, surnommée  » Les Lions de la Teranga  » a été formée dès les années ’90 par des locaux mais aussi des Sénefs, autrement dit des Sénégalais actifs en France.

Par après, des scouts belges ont pris, eux aussi, le chemin du Sénégal, rendant visite aux diverses académies et visionnant des matches. Les premiers Sénebs – Sénégalais de Belgique – ont alors fait leur apparition : Jules Bocandé à Seraing ou Mamadou Tew au Club Bruges. Je suis d’avis que la formation dispensée aux jeunes Sénégalais convient bien à la Belgique. On mise beaucoup sur le physique et la niaque, des qualités recherchées en Belgique.  »

Une académie Aspire à Dakar

Du côté d’Eupen, on profite également du système puisqu’Aspire a installé une académie à Dakar. Les Sénégalais du club (mais également tous les autres jeunes Africains) en sont issus.

 » Si Aspire l’y a installée, c’est parce que c’est un pays stable, tranquille. Pas pour d’autres raisons « , tempère cependant Josep Colomer, le directeur sportif des Pandas. Avec les liens qui unissent Eupen et l’Aspire Academy du Sénégal, il y a fort à parier que d’autres jeunes Sénégalais débarqueront en Belgique prochainement.

 » Oui, mais pas des Sénégalais uniquement, car notre académie est internationale. Il y en a de partout d’Afrique. Peu importe.  »

 
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La personnalité des Sénégalais joue beaucoup aussi.  » Nous sommes sympathiques et ouverts aux autres « , estime Gueye.  » Cela aide beaucoup à l’adaptation. On n’a pas besoin d’être entouré d’autres Sénégalais.  »

 » Ils sont tranquilles dans leur comportement et faciles à gérer. Ils s’adaptent également bien à la Belgique « , confirme Josep Colomer.  » Ils n’aiment pas les problèmes. C’est un pays très hospitalier. Les gens le sont aussi et pas uniquement là-bas. Même hors de leurs frontières ils gardent la même personnalité.  »

Cette manière d’aller spontanément vers les autres se traduit également par le fait que les Sénégalais ne vivent pas en vase clos en Belgique.  » On se connaît, on s’apprécie, mais on ne se voit pas tous les jours « , fait remarquer Gueye.  » On se voit aux matches, on se dit bonjour, on se passe le Salam. Mais, non, on ne se voit pas en dehors. C’est compliqué. Il y a la distance, le manque de temps « , indique le Canari.  » Par contre, on se rattrape en revenant au pays.  »

Avec levif.be

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