Ligue 1 : Kylian Mbappé corrige Lyon, Marseille se sent mieux

Kylian Mbappé
Match de folie au Parc des Princes. A dix contre dix, le PSG a infligé une manita à Lyon (5-0), grâce notamment à un quadruplé de Mbappé en treize minutes. Marseille a rassuré enfin face à Caen (2-0).

Neuf matches, neuf victoires. Du jamais vu en Ligue 1. Un record dont le PSG peut se réjouir, survolant notre Championnat et assommant littéralement un adversaire direct ce dimanche, l’OL. Cinq buts dans un match à rebondissements, rythmé par les faits de jeu et surtout les exclusions. Après l’ouverture du score précoce de Neymar sur penalty (8e), c’est d’abord Presnel Kimpembe qui écopait de la sanction suprême, fautif après un tacle appuyé sur le tibia de Tanguy Ndombele (35e). À cet instant, Lyon dominait outrageusement, le PSG se montrant très imprécis sur quelques opportunités en contre. Mais l’expulsion de Lucas Tousart (45+4e) a une nouvelle fois changé la dramaturgie du choc de cette 9e journée…

Et en deuxième période, Paris a finalement offert un récital. Par Neymar, d’abord, parfait dans son rôle de numéro 10, et surtout Mbappé, qui a inscrit le premier quadruplé de sa jeune carrière, face à l’OL qui plus est. La tandem ravageur a allègrement profité de la profondeur laissée par la défense rhodanienne, déboussolée par les événements et les buts qui s’accumulaient. Treize minutes d’enfer, correspondant aux quatre buts de l’enfant prodigue de Bondy (61e, 66e, 69e, 74e), en étaient les parfaits exemples. Dans un match à enjeu, le PSG a (enfin ?) montré les crocs. Et peut se plonger avec tranquillité dans la trêve internationale.

Neymar maestro, Mbappé golazos

Kehrer entrant à la place de Cavani après le carton rouge de Kimpembe, c’est toute l’animation du PSG qui évoluait. Après un 4-2-3-1 variable en 4-3-3 au coup d’envoi, c’est un 4-3-2 que concoctait logiquement Thomas Tuchel, laissant l’animation offensive aux deux recrues stars de l’été 2017, Neymar et Kylian Mbappé. Bien lui en a pris, les deux joueurs offrant un véritable leçon en deuxième période. Surtout le Brésilien, qui enchaînait les caviars pour son pote de l’attaque, alors que Mbappé faisait longtemps preuve de maladresse face à un Anthony Lopes inspiré. Jusqu’à l’heure de jeu, qui voyait le champion du monde activer le mode sang-froid. Quatre buts en treize minutes, un régal pour les yeux et pour le public. Un peu moins pour l’OL…

Marseille se rassure enfin face à Caen (2-0)

Même s’il s’est contenté de gérer après le repos, l’OM a tout de même assuré l’essentiel face à Caen (2-0) et grimpe sur la troisième place du podium.

Il y a des victoires qui font plus de bien que d’autres. Celle-ci en fait partie. Après un cinglant revers à Lille (3-0) et un nul inquiétant en Ligue Europa contre Limassol (2-2), l’OM n’avait pas le droit à l’erreur sur sa pelouse contre des Caennais désireux de remporter un deuxième match consécutif. Et les hommes de Rudi Garcia ont répondu présent. Dominateurs pendant la quasi-totalité de la rencontre, les Olympiens ont affiché un beau visage dans toutes les lignes. Pour sa onzième sortie de la saison, la défense est restée imperméable pour la troisième fois simplement, avec un jeune Kamara toujours sur la pente ascendante et un Rami rassurant pour son retour de blessure. Pour la première fois sur 90 minutes en Ligue 1, Luiz Gustavo et Strootman ont composé le milieu de terrain, et avec succès (voir ci-dessous). Les Marseillais ont ainsi eu la maîtrise du ballon et affiché une grande qualité technique, sans pour autant être pleinement récompensés devant.

Il fallait attendre un centre de Thauvin dévié de la tête par Mitroglou pour voir le premier but de la partie (1-0, 36e). Sur l’action, Ocampos était placé entre le Grec et Samba, gênant peut-être le gardien caennais. Mais le but était bien validé et libérait les Marseillais, qui doublaient la mise juste avant la mi-temps grâce à Thauvin d’une belle frappe croisée (2-0, 45e). Une sanction logique pour des Caennais qui n’ont fait que reculer au fil du temps, se contentant de balancer de longs ballons à la récupération. S’ils pourront regretter une main non sifflée d’Ocampos dans sa surface (19e), les Normands ne pouvaient pas espérer beaucoup mieux au vu du jeu proposé. L’OM a tranquillement géré la fin de match après un moment de moins bien au retour des vestiaires et quelques tensions entre les acteurs. Un succès mérité et rassurant, qui remet provisoirement Marseille sur le podium du Championnat.

Rennes enfonce un peu plus Monaco

En grande difficulté depuis le début de saison, Monaco, réduit à dix avant la pause, s’est une nouvelle fois incliné face à Rennes (1-2). Hatem Ben Arfa a inscrit le but de la victoire bretonne en Principauté.

Entre des Monégasques dix-huitièmes et donc relégables au coup d’envoi et des Rennais à peine mieux lotis (17es), on pouvait s’attendre à une rencontre tendue, avec deux équipes forcément craintives. Ça n’a pas été franchement le cas. Dominateurs d’entrée de jeu, les hommes de Lamouchi ont montré qu’ils n’étaient pas venus en Principauté pour se contenter du nul. Et c’est assez logiquement qu’ils ont ouvert la marque, par Da Silva, sur corner (14e).

Comme si ça ne suffisait pas pour des Monégasques qui restaient sur neuf matches sans victoire, toutes compétitions confondues (dont six revers !), Andrea Raggi a ensuite pété les plombs et adressé un coup de poing à Clément Grenier (45e+1). Exclusion logique. On voyait alors mal comme les joueurs du Rocher, apathiques en cette première période et réduits à dix, allaient bien pouvoir échapper à un quatrième revers de rang, C1 comprise.

Ben Arfa remuant et décisif

Bien servi par Golvine dans la profondeur, Falcao a pourtant trouvé les moyens de remettre les siens à hauteur sur la première véritable occasion monégasque (49e). Un petit miracle pour l’ASM, qui n’a pas duré bien longtemps. Titulaire et plutôt en jambes, Hatem Ben Arfa a alors pris les choses en mains. Après une belle percée ponctuée d’un tir croisé difficilement repoussé par Subasic (68e), l’ancien Parisien s’est chargé de remettre les siens devant d’une frappe puissante de l’extérieur de la surface. Pas forcément exempt de tout reproche sur le coup, Subasic n’a pu que constater les dégâts (77e). Comme Monaco, qui reste relégable. Rennes, de son côté, profite de son premier succès de la saison à l’extérieur pour grimper au onzième rang.

Avec FF

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