Ligue des champions : Lyon et Hoffenheim font match nul (2-2)

Hoffenheim
Incroyable ! Alors que l’OL réalisait une de ses plus belles performances collectives de la saison et menait de deux buts, le club rhodanien a craqué en deuxième période et laissé Hoffenheim, pourtant réduit à dix, revenir (2-2). En manque de réalisme, les Gones pourront nourrir d’immenses regrets.

Lyon convainc avec son 3-5-2 mais s’effondre en fin de match

Lyon pourra s’en vouloir longtemps d’avoir laissé filer une victoire qui lui tendait les bras en fin de match. Pourtant, le 3-5-2 inédit de Bruno Genesio a accouché d’une prestation collective solide, gâchée en seconde période par un attentisme criant. Privilégié pour permettre une sortie de balle plus simple face aux trois attaquants d’Hoffenheim, ce schéma tactique a permis aux Gones d’aspirer le bloc allemand et de jouer les transitions offensives avec davantage de dynamisme. Lyon n’est jamais aussi bon qu’en contre-attaque, même si Bruno Genesio semble avoir du mal à s’en convaincre. Et le 3-5-2 devra être revu tant il fut vecteur de satisfactions ce mercredi soir. En premier lieu, il a révélé Ferland Mendy sous son meilleur jour. Le latéral a livré une excellente copie, étalant ses capacités offensives avec une somptueuse frappe du droit qui finissait sur l’équerre et qui était à l’origine du premier but lyonnais (1-0, 19e). Mendy s’est de nouveau essayé avec une tentative des vingt mètres (21e) avant de servir parfaitement Tanguy Ndombele en retrait pour le second but des Gones (2-0, 26e).

Les joueurs d’Hoffenheim étaient abattus et on pensait le match déjà plié. Mais les Allemands ont tout de même réussi à se procurer plusieurs occasions pour rester dans le match et faire douter les Lyonnais. Heureusement, un Anthony Lopes impérial veillait, auteur d’un arrêt incroyable sur Belfodil à bout portant (24e), puis sur des frappes à l’entrée de la surface de Demirbay (36e, 47e). Mis à l’épreuve physiquement, les milieux de l’OL ont eu le tort de lever le pied et de laisser une quinzaine de mètres d’écart entre eux et leur défense. Il n’en fallait pas plus à Kramaric pour prendre l’espace et réduire la marque d’une frappe du droit (2-1, 65e). Les Lyonnais se sont rendus la tâche difficile, d’autant que leurs adversaires étaient réduits à dix après la mi-temps et une faute d’Adams sur Fekir et qu’ils ont eu de nombreuses occasions de tuer le match (voir ci-dessous). Mais la faiblesse mentale de cette équipe est là aussi criante. Dur de dire si c’est la nonchalance ou la fatigue physique qui a coûté le match à Genesio et ses hommes, toujours est-il qu’ils ont vu revenir Hoffenheim en rouleau compresseur en fin de match. Et logiquement, les Bleu et Blanc ont profité d’une situation chaude dans la surface pour égaliser grâce à Kaderabek (2-2, 90e+1). Alors que Lyon avait l’occasion d’assurer son avenir européen, tout est désormais remis en jeu.

Fekir royal

Pour ceux qui en doutaient encore, il y a un OL avec Fekir et un autre sans Fekir. Auteur d’une passe décisive pour son retour sur les terrains ce week-end face à Bordeaux, le milieu offensif français a réalisé un match grandiose face à Hoffenheim. Il était à l’origine des premières occasions chaudes lyonnaises (12e, 15e) avant de débloquer les compteurs (1-0, 19e), et a surtout été essentiel dans la sortie de balle quand son équipe était sous pression, particulièrement lors du premier quart d’heure. Cerise sur le gâteau, au terme d’un énième dribble, il faisait expulser Adams qui écopait d’un second jaune (51e). Avec sa nouvelle réalisation, Fekir est impliqué sur quatre buts en trois matches de Ligue des champions, c’est déjà autant que l’an dernier en huit rencontres de Ligue Europa.

Le manque de réalisme lyonnais

A croire que même quand le club rhodanien maîtrise son sujet, il faut qu’un facteur X plombe tout. Alors que les Gones sortaient sûrement leur meilleure prestation collective cette saison, ils ont raté un nombre incommensurable d’occasions. Aouar était pourtant l’auteur de deux bonnes tentatives (40e, 49e) mais la précision n’y était pas, tout comme pour Nabil Fekir qui a parfois manqué de lucidité dans certains gestes par manque de condition physique. Memphis Depay a quant à lui presque tout raté en pointe, alors qu’il était pourtant à l’origine de nombreuses contre-attaques. Cocasse quand on sait que Lyon peut se révéler clinique lorsqu’il n’a pas beaucoup d’occasions.

France Foot