L’Olympique de Lyon bat le PSG dans les derniers instants

Lyon-PSG
Quel match au Parc OL ! D’une frappe incroyable aux 20 mètres, après une erreur de Kurzawa, Memphis Depay a permis à l’Olympique de Lyon de faire tomber le PSG (2-1) ! Lyon reprend la deuxième place.

Si on pouvait se demander si l’OL avait les moyens d’embêter ce PSG, on a très vite eu notre réponse. Alors que la partie n’était pas démarrée depuis 120 secondes, Fekir obtenait un coup franc pour une faute de Rabiot. Excentré droit, à plus de 30 mètres, Fekir voyait Areola anticiper le centre. Le Lyonnais envoyait un extraordinaire coup franc au premier poteau parisien (1-0, 2e). Le Parc OL explosait, Areola faisait grise mine : si le tir de Fekir était somptueux de précision, le portier du PSG aurait dû se mettre davantage à l’abri. Le match était lancé. Les hommes de Genesio effectuaient d’ailleurs l’entame parfaite. De l’engagement, sous l’impulsion d’un énorme Ndombélé, l’OL étouffait l’entrejeu parisien.

Lopes-Mbappé : une action choc qui fera longtemps débat

Après un gros quart d’heure sous l’eau, les hommes d’Emery arrivaient enfin à respirer. Verratti, jusque-là complètement absent des débats, touchait le cuir, quand les percussions de Rabiot faisaient du bien. La tentative du milieu du terrain de Cavani, après une sortie de Lopes, était non cadrée (8e), la tête de l’Uruguayen sur un coup franc ne s’avérait pas dangereuse (12e). Derrière, Morel manquait de tromper son propre gardien d’une tête, mais, heureusement pour l’ancien de l’OM, Lopes sortait une superbe parade réflexe (18e). Mais l’action du match, celle qui va faire parler pendant un moment, intervenait à la demi-heure. Lancé dans la profondeur par Verratti, Mbappé était trop court pour toucher le ballon. Dans sa sortie, après avoir dévié le cuir, Lopes percutait violemment le numéro 29 du PSG. Le choc était impressionnant. K-O, Mbappé devait même sortir sur civière, remplacé par Draxler. Monsieur Turpin n’accordait pas de penalty, tout en ne sanctionnant par le gardien rhodanien. Pourtant, devant cet excès d’engagement de Lopes, avec une sortie non maîtrisée, mettant en danger la santé de Mbappé, on peut se demander si une sanction ne s’imposait pas ici.

Le PSG réveillé par Kurzawa

Dans une première période décidément exceptionnelle d’intensité, Paris, privé de Neymar, et donc de Mbappé, réalisait le coup parfait en égalisant juste avant la mi-temps. Après un ballon perdu par Fekir, qui réclamait d’ailleurs une faute, Rabiot trouvait Alves sur le côté droit. Le Brésilien centrait et voyait Kurzawa, étrangement seul, armer une reprise de volée magnifique (1-1, 45e+3). Cette fois, Lopes n’y pouvait absolument rien. Loin d’être irréprochable défensivement sur son côté, le latéral français prouvait une nouvelle qu’il pouvait être très efficace sur le plan offensif. Ce but faisait énormémement de bien aux siens.

Le carton rouge ridicule d’Alves, le pétard de Depay

Mieux organisé, même s’il éprouvait les pires difficultés à contrôler l’intenable Ndombélé, le PSG était beaucoup mieux après le repos. Di Maria n’arrivait pas à servir Verratti aux six mètres (49e), l’Italien frappait ensuite au-dessus (51e). Les intentions étaient là. Seulement voilà, le PSG allait se mettre en difficulté tout seul. Après un contact entre Ndombélé et Alves logiquement sanctionné par Monsieur Turpin, le Brésilien, mécontent de la décision, s’énervait envers l’homme en noir, venant même tout près du front de l’arbitre. Ce dernier expulsait l’ancien du Barça coupable là d’une faute de débutant. Tout simplement ridicule. Et ce fait de jeu allait être lourd de conséquences.

Derrière, le match perdait quelque peu en intensité. Les occasions se faisaient plus rares. Mais Alphonse Areola se montrait décisif face à Mariano, en contre (63e) et Cornet à cinq minutes du terme qui frappait à l’entrée de la surface (85e). Dans les arrêts de jeu, alors qu’on ne s’y attendait plus, Lyon arrachait les trois points sur une frappe exceptionnelle de Memphis Depay des 20 mètres (2-1, 90e+3). Un but rendu possible par une erreur de Layvin Kurzawa dont le dégagement dans l’axe était coupable.

Les numéros 9 inexistants

Difficile de citer tous les joueurs qui ont été au niveau ce soir. On pense à un Di Maria, qui nous a plu pendant la première période, étant le Parisien le plus inspiré. On peut également évoquer la bonne prestation d’un Maxwel Cornet, appliqué sur son côté, et concerné défensivement pour aider Rafael. Après ses premières 20 minutes délicates, Rabiot a relevé la tête pour être précieux par séquence. Mais s’il y en a bien deux qui ont été en difficulté, ce sont Mariano Diaz et Edinson Cavani. L’un et l’autre n’ont été que très rarement servi. Selon les statistiques de la LFP, Mariano a touché 16 ballons en 76 minutes quand Cavani n’a pu en jouer 12 en 90 minutes ! C’est dire… Il est vrai que les deux défenses centrales étaient parfaitement en place. Mais que Mariano et Cavani auraient pu faire bien mieux question déplacements et disponibilité.

Lyon reprend la deuxième place

Dans une course au podium passionnante, le moindre ralentissement n’est pas permis. Après les victoires de l’OM à Caen (2-0) et de Monaco face à Metz (3-1), l’OL avait donc la pression. Et l’identité de son adversaire pouvait faire penser qu’il allait être éjecté du podium. Il n’en est évidemment rien. Fekir et sa bance sont bien deuxièmes du Championnat, avec huit points de retard sur les Parisiens. Marseille est à un point de Lyon, Monaco à deux. Et ce, alors que Marseillais et Monégasques s’affrontent dimanche prochain. Lyon ira lui à Bordeaux.

France Foot