Rennes bat Lyon, Nantes domine Marseille, Bordeaux s’offre Saint-Etienne

Nantes-Marseille
Quelle soirée en Ligue 1 ! Buts extravagants, suspense jusque dans les derniers instants, utilisation du VAR… Tout y est passé. Rennes a aussi battu Lyon (0-2), Bordeaux a pris le meilleur sur Saint-Etienne en fin de match et l’OM est retombé dans ses travers à Nantes (3-2).

On ignore si c’est le fait de jouer en semaine ou si le mois de décembre met tout le beau monde de la Ligue 1 en émulation, mais ce n’est pas pour nous déplaire ! Ce mercredi, il y avait de quoi faire sur les pelouses de l’Hexagone, entre suspense, buts abracadabrantesques et jeu musclé. Forcément, la première leçon à retenir de cette 16e journée, c’est que Lyon et Marseille ont une nouvelle fois montré leurs limites, respectivement face à Rennes (défaite 0-2) et Nantes (défaite 3-2). Les Gones, qui aurait pu reprendre la 3e place à Montpellier, ont traversé la rencontre comme des fantômes, tandis que l’OM, qu’une victoire aurait pu peut-être rebooster, a mené par deux fois avant de se faire renverser par les hommes de Vahid Halilhodzic, exclu pour protestation au début de la seconde période. Bref, vous l’aurez compris, c’était le show en haut de tableau. Pour Saint-Etienne aussi, battu à Bordeaux (3-2). Briand et Khazri s’étaient visiblement lancés le défi de marquer le but le plus extravagant : le premier profitait d’une sortie complétement hasardeuse de Ruffier pour frapper d’une volée totalement manquée, tandis que le second poussait le ballon au ras du poteau à 20 centimètres des buts. Beaucoup moins drôle, la rencontre a également vu les sorties sur blessure de Debuchy et Subotic, gravement touché à la tête sur une sortie de Ruffier, ainsi qu’une rixe qui débouchait sur un carton rouge pour Sankharé, finalement converti en jaune après consultation du VAR.

On aura également une petite pensée pour Johnsson, qui s’est littéralement troué sur une frappe de Haddadi en fin de match, offrant la victoire à son concurrent direct dijonnais pour le maintien. De son côté, Nîmes a failli regretter ses occasions manquées face à Caen mais a fait le job (1-2). On vous a gardé le meilleur pour la fin : un moment de grâce et de vista pour Hatem Ben Arfa, qui a ouvert le score face à son ancien club, Lyon. Ballon au pied aux 30 mètres, le Rennais a contourné le bloc des Gones d’une course oblique, feintant son vis-à-vis, avant d’envoyer une frappe limpide dans le petit filet opposé d’un Lopes médusé. Sublime !

Julien Stéphan prend les Rennes

Quatorzièmes avant ce match, Lamouchi mis à pied, des rumeurs sur des écarts de conduite extra-sportifs… Ce serait un euphémisme de dire que les Bretons n’étaient pas au mieux avant de se déplacer à Lyon. Mais Julien Stéphan, fils de Guy, a offert une belle victoire au club rennais. Très solide dans l’axe du terrain, Rennes n’a pas offert beaucoup de solutions aux Lyonnais. Et surtout, a très bien joué les contres pour permettre à Ben Arfa, puis Siebatcheu, de faire tomber les hommes de Genesio. Pour ces derniers, il faudrait penser à s’aligner sur leurs performances de Ligue des champions.

Caen et Guingamp vont devoir se bouger

Après le succès de Monaco mardi soir (2-0), le classement s’est encore resserré en bas de tableau. Si Toulouse et Dijon se sont donnés de l’air en gagnant ce mercredi, les choses se compliquent pour Caen et Guingamp. Les Normands, en-dessous de tout contre Nîmes, n’ont perdu que 2-1, avec un but de Landre à l’ultime seconde, mais auraient pu subir une fessée monumentale si les Crocodiles s’étaient montrés réalistes. Complètement à la rue dans tous les compartiments du jeu, les hommes de Mercadal vont devoir se bouger sérieusement, alors qu’ils pointent au 17e rang avec le même nombre de points que Monaco et Amiens, 18e et 19e. Guingamp aurait pu arracher un point à Dijon en supériorité numérique, mais une énorme faute de main de Johnsson a fait perdre tout espoir à l’EAG (1-2). Avec huit points en seize journées, ça se complique en Bretagne…